Accueil Date de création : 04/03/06 Dernière mise à jour : 16/01/09 10:56 / 528 articles publiés
 

Une vie de couillon : la mienne !

Ma manif de lycéen à moi !!!  (Une vie de couillon : la mienne !) posté le mardi 16 décembre 2008 15:33

      Les manifestations de lycéens, ça me rappelle ce que je raconte comme étant l’«année de la grande chiasse». Je suppose que nombreux sont ceux qui se demandent quel rapport peut-il y avoir entre des manifs de lycéens et une chiasse, aussi grande soit-elle. Et bien je vais vous l’expliquer.

      En ce temps là, Emil Antic était jeune, et … Hein ? … ben oui, j’ai été jeune moi aussi bande de galopins ! … bon cessez de m’interrompre, sinon je raconte pas ! Alors voilà :

      En ce temps là disais-je, j’étais lycéen, interne comme je l’ai déjà dit dans un post précédent. Et à l’époque, (vers 1962/1963), nous mangions matin et soir au réfectoire. Les menus étaient variés d’un jour sur l’autre mais pas d’une semaine sur l’autre. Or donc un jour de cette année, dont je n’ai pas la date exacte, il arriva quelque chose d’extraordinaire, dont je ne fut le témoin que le lendemain matin. Nous avions, nous autres les internes, passé une journée normale semblait-il, et le soir, à 21 heures 30 précises, au dortoir comme tous les autres soirs, ce fut l’extinction des feux. … « Tout le monde au lit, et je ne veux plus rien entendre ! »  disait le pion. Personnellement je dormis comme d’habitude, et rien ne me parut suspect pendant la nuit. C’est au petit matin, quand tout s’éveilla que je découvris l’ampleur des dégats !!!

MAINTENANT, ÂMES SENSIBLES, S’ABSTENIR !!!

D’abord, une odeur bizarre, inhabituelle que, embrumé encore par les restes de la nuit, je ne définis pas tout de suite. Mais cela ne dura pas ! C’était une odeur, que dis-je une odeur ? Une pestilance (c a d une odeur pestilentielle), qui avait envahi tout le dortoir où dormaient 70 à 80 élèves. Hé oui, vous avez compris, dans la nuit, 80% environ des dormeurs avaient vu leur sommeil interrompu par , … eueuh , … une bonne chiasse. Oui, je sais, ça n’est pas très délicat comme mot, mais c’est exactement celui qui convient ! Et alors imaginez : pour les 70 à 80 lits du dortoir, il n’y avait qu’un seul chiotte !!! Et en plus : à la turc !!! …

Je m’excuse à l’avance de ce qui suit, mais c’est ce que j’ai découvert au petit matin, moi qui n’avais pas subi les affres de cette gastro, car c’est de cela qu’il s’agissait ! ! … L’unique chiotte … débordait, … pire, … il dégoulinait de  … de … merde. Oui je sais c’est horriblement vulgaire et terriblement précis, mais d’un autre côté, c’était la triste réalité. Il y en avait partout. Les pauvres malades nocturnes qui n’avaient pas eu la chance (mais en était-ce une), d’accéder au trou libérateur des gogues à la turc, s’étaient rabattus sur les … lavabos !!! … POUAAAAAAH ! … (Je ne vous le fais pas dire.) … D’autres plus chanceux, avaient réussit à gagner les goguenots de la cour de récréation, et  dieu sait si ça n’était pas facile, vu que les portes étaient fermées à clef. (Heureusement, elles étaient à doubles battants). … Bref, c’était la merde !!!

      Ceci dit, au matin, (lever à 6 heures 30), après le petit déjeuner, (de 7 heures 30 à 7 heures 45), ce fut la manifestation !! La seule manifestation lycéenne que j’ai connue pendant les 9 années que j’ai passées au lycée Jean Giraudoux. Et bien qu’indemne de la grande chiasse, j’y ai participé pour soutenir mes CAMARADES !!  … Qu’avons-nous fait ? … Nous, tous les internes, (car les autres dortoirs avaient subit le même sort), nous sommes rendus en masse à l’infirmerie pour avoir une dose d’«élixir parégorique» qui était à l’époque le produit miracle anti-chiasse ! … J’aime autant vous dire que 250 à 300 élèves dans un escalier, en marbre jusqu’au premier étage, où se situaient le bureau et l’appartement du proviseur, puis en bois jusqu’au deuxième étage où se trouvait l’infirmerie, ça fait du bruit !!! La pauvre infirmière s’était retranchée dans son local. Elle avait reçu les premiers élèves qui connaissaient l’existence de l’élixir miracle, mais quand la majorité des individus que nous étions connurent la nouvelle, elle se propagea comme une traînée de poudre et tout l’escalier menant à l’infirmerie fut envahi. Il ne restait à notre infirmière qu’une solution, s’enfermer.

      Le tapage éveilla l’attention des autorités, surveillant général, censeur et jusqu’au proviseur. Une délégation lycéenne «palabra» avec iceux. … Puis on décida d’une grève de la faim, on prévînt la presse, et nous eûmes même les honneurs d’un communiqué d’information sur radio-Luxembourg, (pas encore RTL à l’époque). Pour les anciens ce fut  dans l’émission « 10 millions d’auditeurs ».

      Finalement, on accusa la viande !! Le proviseur vînt même partager un repas avec nous au réfectoire pour prouver l’amélioration, entre parenthèse, ce fut notre meilleur repas, et pour finir, la femme du proviseur, prof de maths à l’occasion, eut le mot de la fin : elle affirma que la nourriture avait été sabotée pour faire perdre notre équipe de football (cadets) qui devait disputer la finale du championnat d’académie le lendemain. A ce sujet, au cours de ce match, je me souviens que certains de nos joueurs coururent aux chiottes à la mi-temps !! … Allez savoir si cette brave épouse n’avait pas raison. !!!

      Ce fut ma seule manifestation de lycéen !!!

                                                Emil Antic …(soi même).

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Les B D de mon enfance !  (Une vie de couillon : la mienne !) posté le mercredi 03 décembre 2008 17:44

      Souvenirs souvenirs! En ce moment, j’ai la fibre nostalgique, et là, j’étais en train de repenser à ce qu’on appelait à l’époque, les «illustrés». C’étaient des petites B D d’environ 25X20 cm… dont seule la couverture était en couleur. En général elles contenaient 2 histoires différentes, d’une cinquantaine de pages, étaient en papier souple et leurs prix étaient d’environ 30 francs ! Mais il s’agissaient d’anciens francs, ce qui correspondait à 0,30 francs d’avant 2002, soit 0,045 euros. (Je vous parle là, des années cinquante voire début des années soixante . Je ne suis pas un perdreau de l’année non plus !) Evidemment il existait des «illustrés» de plus grosse épaisseur, et leur prix était également plus gros ! Je me souviens de quelques héros dont le nom était le titre générique de chaque illustré. C’est ainsi que j’ai suivi, dans leurs aventures :

KIT CARSON : le cow-boy éclaireur de l’armée nordiste qui réussissait toujours à réconcilier les indiens avec les colons blancs.

BUCK JOHN : le shérif de je ne sais plus quelle petite ville de l’Ouest, mais avec sa chemise noire son étoile et son Stetson blanc, il emprisonnait inévitablement les hors-la-loi à la fin !

TEX TONE : le cow-boy redresseur de torts du ranch double D, DD comme Dan Drew, le nom du propriétaire du ranch, à Tombstone !

BATTLER BRITTON : l’as des as de la Royal Air Force qui volait sur un Spitfire et qui, même abattu au dessus de l’ennemi, réussissait toujours à regagner l’Angleterre à la fin ! Non sans avoir, au passage, détruit des armes secrètes des nazis.

      Dans l’épaisseur au dessus, on trouvait :

BLEK le ROC : le trappeur coureur des bois américain qui luttait contre les « homards rouges », c'est-à-dire les Anglais et qui était toujours accompagné du professeur OCCULTIS, du jeune RODDY et d’un indien … dont j’ai oublié le nom. BLEK, lui était une force de la nature vêtu d’un «Marcel» en fourrure et d’un bonnet en fourrure également à la Davy Crokett.

AKIM : le roi de la jungle. Là on change de pays.  AKIM, c’est le frère jumeau de Tarzan, mais sans Jane !!! Hé oui, on ne peut pas tout avoir … !

      Il y avait aussi les héros des mers :

JEAN BART : soi même.

Et puis un autre dont le nom m’échappe, nul doute qu’on me le remémorera … !

Et bien d’autres encore, mais que je lisais moins régulièrement, ce qui explique ma mémoire incertaine. Et vers 1965 peut-être, débarqua PILOTE et tous ses héros :

ASTERIX & OBELIX ; BARBE NOIRE ET SES COMPLICES: BABA, le gros noir, et TRIPLE-PATTES, le vieux avec son unique jambe et sa béquille ; bLUEBERRY, le lieutenant de l’armée nordiste ; ACHILLE TALON et son inénarrable voisin LEFUNESTE ainsi que son épicier VINCENT POURCENT ; et encore le CONCOMBRE MASQUE  et la magnifique RUBRIQUE à BRAC de GOTLIEB …

      Et d’autres, d’autres encore … rappelez vous, les vieux crabes comme moi !

                                                          Emil Antic …

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Nostalgie d'un vieux Scorpion !  (Une vie de couillon : la mienne !) posté le mercredi 26 novembre 2008 15:07

      Il est : « 4 heures 17 du matin », comme me le dit ma montre parlante, et puisque je suis réveillé depuis 3 heures, comme l’a sonné la pendule, je me retrouve devant l’ordinateur car je n’arrive pas à me rendormir. …

      Pourquoi suis-je ici ? Ben quand on ne dort pas la nuit, on pense. … D’ailleurs c’est peut-être parce qu’on pense qu’on arrive pas à dormir, en tout cas, c’est comme ça pour moi. Et qu’est ce que je me suis pensé pendant tout ce temps ? … Des souvenirs tout simplement.

      Il y a entre Mortagne-au-Perche et L’Aigle, un village appelé Lignerolles, et là quelqu’un a eu une idée, peut-être plus sotte que grenue, mais  il a créé un musée de l’Epicerie ! C’est drôle non ? D’ailleurs ce musée ne date pas d’hier, mais comme je ne dormais pas, et que je repensais à mon enfance, comme ça dans le noir. (remarquez, ça ne me change pas de la journée, même si en ce moment je verrais plutôt clair. Bon c’est vrai, je ne vois pas, mais je ressens, et ce matin, je ressens une clarté. … Bon brisons là, et fermons la parenthèse). Voilà qui est fait. Donc, je vous parlais de ce musée de l’Epicerie, et mon enfance défilait dans ma tête … mais sous forme de produits de consommation courante, tels que les produits alimentaires ou d’entretien, et alors refleurissaient des noms aujourd’hui disparus. (Comme l’épicerie de mon village) Des noms comme  …et là je cite en vrac, comme ça me vient. (Ça rappellera des souvenirs aux vieux crabes comme moi).

LUX, la lessive en cristaux.

OMO, rien à voir avec les phoques, c’était une lessive qui lavait blanc … !

BONUX, la lessive en poudre avec son slogan publicitaire, ou plutôt sa réclame : « BONUX ! La lessive qui lave plus blanc, l’examen fenêtre vous le prouve ! ». Et plus tard, on y ajoutera le fameux cadeau Bonux !!!

PERSIL, autre lessive.

LEROUX, la fameuse chicorée que l’on ajoutait dans le café dans les années cinquante. Pourquoi ? Mystère.

BANANIA, le chocolat en poudre emballé dans une boîte en carton dont le dos était un jouet à découper, à plier et à coller. (Peut-être l’ancêtre des maquettes Heller et du jouet Kinder-surprise !)

KOHLER, MEUNIER ou autre POULAIN, les tablettes de chocolat dans lesquelles on trouvait des images à collectionner et à coller dans des albums.

AJAX ammoniaqué, poudre ou pâte qui : « nettoyait tout à fond, du sol au plafond, comme une tornade blanche ! »

Et les apéritifs aujourd’hui disparus :

BYRRH…

DUBONNET et sa réclame : « DUBO…DUBON… DUBONNET ! » qui défilait sous nos yeux sur les murs des stations de métro à Paris.

SAINT-RAPHAËL QUINQUINA … !

BARTISSOL et son homme des vœux. … Ah oui tiens l’« Homme des vœux Bartissol» ! C’était un jeu radiophonique pour faire la réclame de cet apéritif. (Peut-être inventé par Pierre Bellemare et ses sbires les frères Jacques et jean Paul Rouland.) Le règlement ? … Simple. Vous collectionniez les capsules des bouteilles de Bartissol. Et si, je dis bien si, vous aviez la chance d’être abordé dans la rue par un inconnu qui vous demandait un renseignement quelconque, et que vous reconnaissiez en lui l’«Homme des vœux Bartissol», il suffisait de lui dire : « Vous êtes l’homme des vœux Bartissol ! » Il vous demandait alors : « Avez-vous des capsules Bartissol sur vous ? » Si tel était le cas, vous gagniez une somme d’argent d’autant plus importante que vous aviez beaucoup de capsules … ! (En ce temps là Monsieur, on pouvait consommer autant d’apéritif qu’on voulait, ça n’était pas dangereux comme maintenant). … Et oui ! … Mais je me demande, aujourd’hui, combien de touristes perdus ont été pris pour l’« homme des vœux» ?

Et la brillantine FORVIL ? … Qui se souvient de la brillantine FORVIL ? Vendu en flacon, ce produit, vaporisé sur les cheveux à l’aide d’une poire, donnait un éclat brillant à la chevelure des hommes.

Et le FLY-TOX, un produit anti mouches comme son nom l’indique, mais à l’époque je ne comprenais pas l’anglais. C’était vendu dans un pulvérisateur en forme de T avec une poignée qui faisait piston, un peu comme une pompe à vélo, et qui pulvérisait un produit insecticide. Ça ne devait pas attaquer que les mouches !!!

KUB, le bouillon KUB qui améliorait la soupe !

Les pâtes RIVOYRE & CARRE et LUSTUCRU, emballées dans des paquets en carton avec une fenêtre transparente pour que l’on voit bien s’il s’agissait de nouillles, coquillettes ou encore des petites pâtes en forme de lettre de l’alphabet. … On apprenait à lire en mangeant la soupe !!! …

      Et bien d’autres choses encore qui ne me reviennent pas à la mémoire. … On retrouve tout ça dans le musée de l’Epicerie de Lignerolles.

      Et ce matin, comme je ne dormais pas et que mon anniversaire était mercredi dernier, (61 balais) j’ai eu un coup de nostalgie. Ben oui, c’est comme ça pour les perdreaux qui ne sont pas de l’année. …

… Hein ? … Quoi ? … Ben oui, mercredi dernier, pour fêter mon anniversaire, j’ai emmené, ou plutôt je me suis fait conduire par Tsitsi, mon épouse bien aimée, au restaurant. Evidemment !!! (D’ailleurs, elle a fait mettre une bougie sur mon dessert !) …

      Aaaaaaaaaah ! … Ça va mieux !

                                                           Emil Antic …

PS : Ne riez pas les jeunes, dans quelques années, vous aussi, vous penserez avec nostalgie à votre Play-Station, votre téléphone portable, ou au Mc Do … !!

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Y a des trucs bizarres !!!  (Une vie de couillon : la mienne !) posté le mardi 18 novembre 2008 15:54

Salut les gens ! … (comme dirait mon copain Olivier B…). ça fait un bout de temps ! …Non ? … Ben pas tant que ça finalement, mon dernier article date du 13, et c’était un jeudi, ça ne porte donc pas malheur. De toute façon, je m’en fous vu que je ne suis pas supersticieux. Alors ce qui s’est passé, c’est que je n’étais pas là, tout en étant là sans y être. Oui je sais, c’est très sibyllin, mais ça veut dire que y avait du monde à la maison et que tout en surveillant la blogosphère d’un œil (lol), je ne pouvais pas écrire non plus de l’autre. … hein ?? … Oui, je sais, c’est très sibyllin, mais … euh bon ! Donc je n’ai pas pu écrire, et d’ailleurs valait peut-être mieux vu ce qu’y s’est passé au PS… ! (Non c’est pas le passé simple, c’est le Parti Socialiste. … J’aurais peut-être pas du y mettre des majuscules !! … au ps je veux dire). Bref ! (Pas Pépin, mais l’adverbe). Qu’est ce que je disais déjà ? … Ah oui, y avait du monde à la maison, et voilà. … je n’ai pas pu écrire parce que ma «Môman» était là avec ma petite sœur et mon beau frère Robert. Oui oui, celui là même qui a estourbi courageusement une petite souris d’un coup de bombe «Néocide» un jour d’août 93 ! (1993 évidemment, pour ceux qui auraient l’idée plus sotte que grenue de penser à 1893 !) Mais ça, je vous l’ai déjà raconté. Donc, en résumé, chez les Antic, on recevait et Tsitsi avait mis quelque peu les petits plats dans les grands, vu que la cuisine, c’est aussi son dada. Je … Hein ? … Quoi ? Maiaiais non ! Tsitsi, mon épouse bien aimée n’a pas de cheval, bien que … elle en fit dans sa jeunesse. … Quoi encore ? … ben oui, il n’y a pas si longtemps qu’elle a arrêté ! … Allez maintenant, cessez de m’interrompre tout le temps, vous m’embrouillez. J’en étais où ? … Mmmmmmm … oui. Donc nous recevions et toute la semaine ce fut l’effervescence chez les Antic, Tsitsi cogitant ses menus, sa décoration etc, etc, etc… (Les blogueuses comprendrons …). « Tout ce préambule pour t’excuser de n’avoir pas mis de coms aux copains ? » « Tais toi ! … T’es qui d’abord ? » « Ta conscience Emil !! » « Brrrrrrr ! … Même pas peur ! J’ai pas mis de coms parce que Tsitsi était occupée et j’avais pas les codes antispams, c’est tout ! « Oui oui ! » « Oui ! » … vous n’allez pas la croire hein ? C’est ma mauvaise conscience ! Bon alors ? … Alors vous me direz : « Pourquoi donc Emil il a appelé son article : Y a des trucs bizarres ? » … J’y arrive. … Dans l’effervescence où nous étions, Tsitsi, mon épouse bien aimée et moi, il s’est passé des trucs bizarres, enfin surtout pour moi, Tsitsi, elle, était occupée. Alors je vous narre. … Le poète a dit, c’était Alphonse de Lamartine crois-je, : « Objets inanimés avez-vous donc une âme ? » … Et bien, je ne suis pas loin de penser comme lui, à cette exception près que moi je crois que cette âme est noire ! … Parfaitement, certains objets ont l’âme noire comme celle des cons. (Des humains en quelque sorte !). Je vous avais déjà raconté que mes chaussettes m’en voulaient, pour une raison que j’ignore, et que tous les matins, ou presque, elles se débrouillaient pour que la pointe de mon pied s’enfile directement dans le talon … !!! Grrrrrrr !! Les gueuses ! Rrrrrrrr ! Et bien je crois que les mules, c’est pareil. Elles m’en veulent les garces. ... hein ? … Mais non ! Je n’ai pas de mules bâtées, je vous parle des mules qu’on enfile à ses pieds, et là, en l’occurrence, ce sont les mules qui s’enfilent à MES pieds personnels. Je vous explique, et vous me direz si ça ne vous arrive pas à vous. Alors voila : à chaque fois que je prends ces sacrées mules, pour ne pas prendre une écharde dans le pied, (et oui, dans la chambre, c’est du parquet, et, non, il n’est pas mal entretenu, mais il faut faire attention avec les anciens parquets, ou plutôt les parquets anciens), bref, je mets mes mules pour circuler dans ma chambre et quand je m’habille, comme tout un chacun, je mets un pantalon. Il me faut pour ce faire quitter d’abord une première mule, enfiler la première jambe de pantalon et ensuite réenfiler la mule que je viens de quitter. … Vous suivez ? (parce que je ne vais pas répéter hein !) Donc c’est ce moment là que choisit la mule pour se déplacer et quand je la cherche de la pointe de mon gros orteils, … elle n’est plus là où je l’avais laissée, soit qu’elle s’est avancée, soit qu’elle ait pivoté d’un quart de tour. Vous me direz : « Elle n’est pas bien loin ! » Certes ! vous répondrais-je, mais elle est beaucoup plus loin pour un aveugle que pour un voyant ordinaire. (Non non, voyant ordinaire, ça n’est pas péjoratif dans ma bouche, c’est seulement une constatation. C’est tout !.) Bref, il me faut un certain temps pour que mon pied retrouve son appartement. Vous imaginez la gym… sur un pied !!!! Et en plus il faut recommencer l’opération pour enfiler l’autre jambe de pantalon. … !!! … Parfois s’habiller c’est du sport. Mais y a encore plus bizarre … et oui, c’est possible. La salle de bain, et principalement le lavabo … ce week-end, il ne m’a pas aimé, et je ne sais pas pourquoi. J’étais juste devant lui, et je devais ouvrir le robinet. Normal quand on veut se laver les dents me direz vous. Mais voilà… J’avais dans une main, un bout de papier qui m’encombrait. Alors je décide de le mettre dans la poubelle de salle de bain, poubelle qui, comme chacun sait, est plus petite qu’une corbeille à papier ordinaire. Or donc, je me penche sur ma gauche, et sans regarder, (…et pour cause !), je tends le bras, trouve la poubelle au hasard et je laisse tomber le bout de papier à l’intérieur. Réussite complète ! Super ! Je me redresse et je tends alors la main pour ouvrir le robinet, et bien vous me croirez si vous voulez, il avait disparu le bougre ! Et a sa place je trouve le flacon distributeur de savon liquide. Je le renverse évidemment !! … Roooooooo ! … Grrrrroarrrr ! « Qu’est ce qu’il fout là lui ? » me dis-je, « D’habitude il est à gauche du robinet ! » Alors je tâte vers la droite, et que croyez vous qu’il arrive ? … Et bien je trouve le robinet !!! CE SALOPARD DE ROBINET S’ETAIT DEPLACE VERS LA DROITE !!!!! ET AVEC LE LAVABO SON COMPLICE EN PLUS ! Ça m’a énervé pour la journée ! Je sais, d’aucuns me diront : « Tu n’avais qu’à allumer la lumière, t’aurais vu tout de suite que le robinet s’était déplacé ! » … Sauf que j’y ai pensé, vous pensez bien ! Mais le tube au dessus du lavabo, et bien quand j’appuie sur l’interrupteur, il n’éclaire rien, et pourtant il marche, en posant la main dessus, je sens bien qu’il est chaud !! Alors ? Comment vous expliquez ça bande de petits malins ???... … « C’est parce que tu es aveugle mon chéri tiens ! »… Hein ? Qui est là ? « C’est moi, Tsitsi ton épouse bien aimée. » Ah c’est toi ! « Oui, et je te rappelles que tu es aveugle depuis 8 ans ! » AAAAAAAH !!! ÇA EXPLIQUE !!!! « Oui, mais toi, ça s’arrange pas ! » « Oui, mais n’empêche, les objets inanimés sont animés de mauvaises intentions à mon endroit, et peut-être même à mon envers. Foi d’Emil !!!!! C’EST TOUT !!!!
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Ces couillons de l'interco ... qui ne savent pas les crises !!  (Une vie de couillon : la mienne !) posté le dimanche 19 octobre 2008 13:50

      Je ne sais pas si c’est la crise qui m’y fait penser, mais aujourd’hui, je me souviens de ma première visite à l’hôpital intercommunal  de Créteil. C’était un jour d’automne débutant, à moins que ce ne soit un jour d’été finissant de l’an de grâce mille neuf cent quatre vingt cinq. Toujours est-il qu’après 5 heures et demi de route, (nous habitions alors en Bretagne près de Lorient), Tsitsi, mon épouse bien aimée et moi  arrivâmes à la clinique ophtalmologique, flambant neuve, pour un rendez-vous avec le professeur Coscas, le chef de service de ces lieux. J’ avais obtenu ce rendez-vous grâce à l’aimable concours de mon médecin ophtalmologiste de Lorient ; ce rendez-vous se tenant dans le cabinet privé mis à la disposition du professeur Coscas, autant dire le saint des saints de la clinique !!! Il me semble que l’heure était fixée aux environs de 16h/16H30 … ! … A 18 heures, nous étions toujours dans la salle d’attente, et inutile de vous dire que les phoques soupiraient en ce lieu confiné : « Pfff ! … Pfff ! … Pfff ! … ». (Hé oui ! Le phoques soupirent aussi bien sur la banquise que dans les salles d’attente,  qu’on ne se méprenne pas !).. … Bref, ça allait être bientôt notre tour, et nous nous préparions déjà. … Mais, lorsque le patient qui nous précédait allait sortir du cabinet, nous vîmes littéralement jaillir de leurs fauteuils, un couple que je qualifierais de «connards BC/BG», bon chic bon genre, à défaut d’être BC/BG, beau cul belle gueule. Et ils entreprirent la secrétaire de l’homme de science ophtalmique pour passer toute affaire cessante devant tout le monde, sous le fallacieux prétexte qu’ils risquaient … de rater leur avion qui devait décoller à une heure prochaine, pour les ramener dans leur bonne ville de Nice !! (Nicae en latin, mais ce jour là, on s’en foutait de Nicae). … !  Ils eurent bientôt gain de cause, sans doute au vu de leur allure et des paquets contenant les emplettes de leur séjour à Paris et dont les noms fleurissaient sur les emballages, des noms tels que : Fauchon, Pétrossian, Lancel ou encore Louis Vuiton à moins que ce ne soit Céline ou Givenchy !!! Bref du beau monde.

      Du coup, Tsitsi et moi, nous ne quittâmes pas l’hôpital de bonne heure, ni de bonne humeur, et nous ne retrouvâmes nos pénates que 5 heures plus tard dans la nuit, non sans avoir obtenu le rendez-vous tant espéré, pour la première intervention chirurgicale qui devait me rendre un peu de vision.… !

      A l’époque, on ne savait pas encore que le monde allait affronter le crash de 1987 et celui de 2008.  Les 2 glandus qui nous sont passé devant le nez, s’ils ne mangent pas les pissenlits par la racine aujourd’hui, couchent peut-être sous les ponts !!! (La vengeance est un plat qui se mange froid ! Pasque, comme disait mon papa : « pour un œil, les deux yeux ; pour une dent , toute la gueule !!! »  LOL LOL et RE-LOL !!!) …

                                                   Emil Antic … (encore rancunier !Ah mais ! )

PS : S’ils ont échappé à la crise financière, j’espère qu’ils se sont tapé une bonne crise de foie ou de goutte !!!

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