Je ne sais pas si c’est la crise qui m’y fait penser, mais aujourd’hui, je me souviens de ma première visite à l’hôpital intercommunal de Créteil. C’était un jour d’automne débutant, à moins que ce ne soit un jour d’été finissant de l’an de grâce mille neuf cent quatre vingt cinq. Toujours est-il qu’après 5 heures et demi de route, (nous habitions alors en Bretagne près de Lorient), Tsitsi, mon épouse bien aimée et moi arrivâmes à la clinique ophtalmologique, flambant neuve, pour un rendez-vous avec le professeur Coscas, le chef de service de ces lieux. J’ avais obtenu ce rendez-vous grâce à l’aimable concours de mon médecin ophtalmologiste de Lorient ; ce rendez-vous se tenant dans le cabinet privé mis à la disposition du professeur Coscas, autant dire le saint des saints de la clinique !!! Il me semble que l’heure était fixée aux environs de 16h/16H30 … ! … A 18 heures, nous étions toujours dans la salle d’attente, et inutile de vous dire que les phoques soupiraient en ce lieu confiné : « Pfff ! … Pfff ! … Pfff ! … ». (Hé oui ! Le phoques soupirent aussi bien sur la banquise que dans les salles d’attente, qu’on ne se méprenne pas !).. … Bref, ça allait être bientôt notre tour, et nous nous préparions déjà. … Mais, lorsque le patient qui nous précédait allait sortir du cabinet, nous vîmes littéralement jaillir de leurs fauteuils, un couple que je qualifierais de «connards BC/BG», bon chic bon genre, à défaut d’être BC/BG, beau cul belle gueule. Et ils entreprirent la secrétaire de l’homme de science ophtalmique pour passer toute affaire cessante devant tout le monde, sous le fallacieux prétexte qu’ils risquaient … de rater leur avion qui devait décoller à une heure prochaine, pour les ramener dans leur bonne ville de Nice !! (Nicae en latin, mais ce jour là, on s’en foutait de Nicae). … ! Ils eurent bientôt gain de cause, sans doute au vu de leur allure et des paquets contenant les emplettes de leur séjour à Paris et dont les noms fleurissaient sur les emballages, des noms tels que : Fauchon, Pétrossian, Lancel ou encore Louis Vuiton à moins que ce ne soit Céline ou Givenchy !!! Bref du beau monde.
Du coup, Tsitsi et moi, nous ne quittâmes pas l’hôpital de bonne heure, ni de bonne humeur, et nous ne retrouvâmes nos pénates que 5 heures plus tard dans la nuit, non sans avoir obtenu le rendez-vous tant espéré, pour la première intervention chirurgicale qui devait me rendre un peu de vision.… !
A l’époque, on ne savait pas encore que le monde allait affronter le crash de 1987 et celui de 2008. Les 2 glandus qui nous sont passé devant le nez, s’ils ne mangent pas les pissenlits par la racine aujourd’hui, couchent peut-être sous les ponts !!! (La vengeance est un plat qui se mange froid ! Pasque, comme disait mon papa : « pour un œil, les deux yeux ; pour une dent , toute la gueule !!! » LOL LOL et RE-LOL !!!) …
Emil Antic … (encore rancunier !Ah mais ! )
PS : S’ils ont échappé à la crise financière, j’espère qu’ils se sont tapé une bonne crise de foie ou de goutte !!!








